Olivier PASSELECQ
Olivier PASSELECQ
Maire adjoint du 6e
Président des Radicaux du 6e


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Editorial

Avec une participation de 55,35 %, l’un des taux les plus élevés de la capitale et de la France, les électeurs du 6e ont démontré qu’ils ne négligeaient pas les enjeux de ce scrutin, et ils ont eu bien raison, car, une fois de plus, le verdict des urnes a réservé quelques surprises.

Ils ont d’abord sévèrement sanctionné les partis qui se sont trompés tout à la fois d’élection et de combat, comme le Parti socialiste, qui ne recueille que 12,2% des suffrages, et le Modem, qui n’en totalise que 8,6%. Une campagne électorale réduite au strict cadre de l’hexagone, alimentée par des querelles exclusivement franco-françaises, nourrie par un anti-Sarkozysme systématique, et incapable de présenter le moindre projet ou proposition crédibles pour répondre à la crise, expliquent pour une large part l’échec cuisant subi par ces deux formations politiques, dont les responsables, à commencer par le Maire de Paris en ce qui concerne le PS, subissent de plein fouet le contrecoup.

Parallèlement, mais cette fois-ci positivement, les électeurs du 6e ont offert à l’UMP un excellent score, proche des 40%, et manifesté un certain intérêt pour la liste Europe Ecologie, en lui attribuant un peu plus de 25% de leurs suffrages. Ces bons résultats doivent être analysés ensemble, car ils prouvent deux choses :
La première, c’est que le parti au pouvoir, loin d’être victime d’un vote-sanction, comme cela a souvent été le cas lors d’élections du même type, est, bien au contraire, récompensé. A travers lui, c’est évidemment l’action du Président de la République qui est approuvée et encouragée, notamment au niveau européen, personne ne pouvant de bonne foi nier l’efficacité dont il a su faire preuve, en tant que Président de l’Union, au pire moment de la crise financière mondiale.
La seconde, c’est l’émergence d’une prise de conscience de l’écologie et d’une volonté de construire un nouveau modèle de croissance, fondé sur le respect de l’environnement et axé sur le développement durable.

Les élus radicaux du 6e, qui appartiennent à un parti présidé par Jean-Louis BORLOO, à la fois Ministre d’Etat chargé du développement durable et vice-président de l’UMP, ne peuvent donc, à ce double titre, que se féliciter des résultats de ce scrutin.

Ils regrettent, en revanche, l’évanescence politique et le manque d’implication dans le scrutin de l’élue du Nouveau Centre, dont on aurait pu attendre, à en croire les prétendues convictions européennes, plus d’engagement. Mais sans doute préfère-t-elle apporter son soutien aux partis de gauche et voter avec eux au conseil de Paris, plutôt que de respecter le pacte majoritaire conclu avec l’UMP lors des élections municipales.

Si l’on se place d’un point de vue plus global, pour conclure, prenant en compte les résultats de Paris dans sa totalité et de la région Ile de France, il est indéniable qu’une nouvelle donne s’est imposée et que de nouvelles perspectives se sont ouvertes, accroissant les chances de l’UMP de remporter les élections régionales de 2010.

Dans ce sens, l’engagement résolu du parti radical en faveur de la croissance verte, du solidarisme et de l’économie de proximité, sont autant de raisons qui militent en faveur d’un soutien actif à Valérie Pécresse qui incarne parfaitement ces valeurs de changement face à un Parti socialiste en perte de vitesse.
Olivier PASSELECQ
Rédigé par Olivier PASSELECQ le Jeudi 11 Juin 2009 à 15:22